Comment nous publions avec l’IA : veille, rédaction et validation humaine

Chaque semaine, Id-ingénierie publie une analyse de l’actualité de l’IA appliquée à la gestion des entreprises industrielles, du BTP et de la formation. Ces publications sont préparées par une intelligence artificielle, puis relues, corrigées et validées par un humain avant toute diffusion. Voici comment fonctionne cette chaîne, pourquoi nous l’avons construite et comment nous en maîtrisons la qualité.

Pourquoi automatiser notre communication

Éditeur et intégrateur de logiciels de gestion, nous suivons de près les évolutions de nos métiers : IA générative, GMAO, GPAO, gestion de chantier, réglementation, facturation électronique. Partager cette veille demande du temps, et la régularité est souvent la première victime d’un agenda chargé.

Nous avons donc confié à l’IA ce qu’elle fait bien : parcourir chaque semaine des dizaines de sources, repérer les sujets utiles à nos clients, proposer des textes et des visuels. Nous gardons ce qu’un humain doit garder : le choix des sujets, le jugement sur le fond, la décision de publier.

Nos objectifs sont simples :

  • publier régulièrement, une fois par semaine, sur notre site et sur notre page LinkedIn ;
  • partager une veille utile, qui alterne messages courts et analyses plus techniques ;
  • appliquer à notre propre communication les méthodes que nous déployons chez nos clients ;
  • rester transparents sur la part de l’IA dans chaque contenu.

Le principe : l’IA prépare, un humain décide

Aucun contenu ne part sans validation humaine. L’IA n’a d’ailleurs techniquement aucun moyen de publier : elle peut seulement proposer. La publication ne se déclenche que par un clic de notre part.

De la veille à la publication, en sept étapes

  1. Veille. Chaque mardi matin, une tâche planifiée lance Claude, l’IA développée par Anthropic. Il parcourt l’actualité des sept derniers jours dans une trentaine de sources choisies : presse spécialisée du BTP et de l’industrie, publications de recherche en IA, médias de la formation, actualité réglementaire.
  2. Sélection. Il retient trois sujets et varie les angles : une actualité de marché ou de réglementation, un cas d’usage concret, une prise de position.
  3. Rédaction. Pour chaque sujet, il rédige un post LinkedIn, un article complet pour notre site avec ses sources, une description pour les moteurs de recherche et une proposition de catégorie.
  4. Illustration. Il compose trois variantes d’illustration par sujet, à partir de photographies Unsplash.
  5. Soumission. Les propositions arrivent sur notre téléphone, dans Telegram, avec les images, le texte et deux boutons : Publier ou Rejeter.
  6. Révision. Pour modifier un texte, il suffit de répondre au message en langage courant, par exemple « plus court, image 2, ton moins commercial ». L’IA renvoie une nouvelle version, autant de fois que nécessaire.
  7. Publication. Au clic sur Publier, nous choisissons la catégorie de l’article, puis l’automate publie l’article sur notre site et le post sur LinkedIn, et nous renvoie les liens.

Les outils utilisés

  • Claude (Anthropic) : veille, rédaction, composition des illustrations et autocontrôle des contenus.
  • Unsplash : la banque de photographies dans laquelle nous puisons les images de nos illustrations.
  • Telegram : notre interface de validation, accessible depuis un téléphone, où que nous soyons. Le bot est développé par nos soins.
  • n8n : l’outil d’automatisation qui orchestre la publication. Il est hébergé sur nos propres serveurs et n’est pas accessible depuis Internet.
  • WordPress : notre site, alimenté par un compte au rôle limité, dédié à cette chaîne.
  • LinkedIn : notre page entreprise.

Nous avons privilégié des briques ouvertes ou auto-hébergées, reliées par nos propres développements. C’est le même type d’architecture que nous concevons pour nos clients.

Comment nous maîtrisons la qualité

Nous appliquons à cette chaîne les mêmes exigences qu’à nos logiciels, avec deux niveaux de contrôle.

Avant la mise en service, la chaîne est testée comme un logiciel. Chaque évolution passe par des tests automatisés : jeux d’essai, contenus volontairement fautifs que les contrôles doivent détecter, simulations complètes de la validation et de la publication, sans rien publier. Une modification n’entre en production que si tous les tests réussissent. Chaque anomalie rencontrée devient un nouveau test.

Avant chaque soumission, l’IA contrôle son propre travail. Elle vérifie, entre autres :

  • que chaque fait, chiffre et date renvoie à une source consultée, et que l’actualité date bien de la semaine ;
  • que la mention sur l’usage de l’IA est présente ;
  • que les formats et dimensions des images sont conformes, et que chaque image est lisible ;
  • que le sujet n’a pas déjà été traité les semaines précédentes, pour varier les thèmes.

Elle corrige ce qu’elle peut, puis nous signale les points qui restent à vérifier. La relecture et la décision finale restent humaines.

Après publication, nous suivons l’intérêt suscité par chaque contenu pour faire évoluer les thèmes et les formats. Si une erreur nous échappe, le contenu est retiré, corrigé, puis republié.

La production des contenus graphiques

Les illustrations de nos articles sont composées à partir de photographies issues de notre compte Unsplash. Nous ne retenons que des images dont la licence autorise l’usage commercial. Sur chaque photo, nous composons le titre du sujet et notre identité visuelle. Trois variantes sont proposées pour chaque publication, et chacune est vérifiée visuellement avant d’être soumise : lisibilité du titre, cadrage, cohérence avec le sujet. Nous écartons les photos où apparaissent des marques, des logos ou des personnes reconnaissables.

Nous préparons aussi des vidéos de démonstration de nos logiciels. Elles seront tournées uniquement sur des données fictives, jamais sur les données de nos clients. Elles seront sous-titrées et accompagnées d’une voix off enregistrée par un professionnel. Une voix de synthèse sert seulement à caler le texte et le rythme en amont.

Transparence

Chaque article et chaque post produit par cette chaîne se termine par une mention qui indique le rôle de l’IA et de la relecture humaine. Les sources sont toujours citées avec leurs liens. Cette transparence répond aussi à l’esprit du règlement européen sur l’IA (AI Act), qui demande de signaler les contenus produits par une IA.

Et chez vous ?

Cette chaîne est un exemple concret de ce que l’IA peut apporter à une petite structure : du temps gagné sur la préparation, sans perdre la maîtrise de ce qui est dit en son nom. Les mêmes principes s’appliquent à bien d’autres processus : rapports d’intervention, devis, planification, documentation. Si vous vous demandez par où commencer, parlons-en.

Cet article a été rédigé par intelligence artificielle, publié après lecture, sélection et révision humaine. Il reflète notre analyse, notre approche ou nos questionnements sur les évolutions de nos métiers.

Publications recommandées